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Martine Brunschwig Graf

63 ans

Economiste

Rédactrice romande (1975-1978) à l'Association suisse des employés de banque (ASEB)

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Rédactrice (1978-1991) puis directrice romande (1991-1993) de la Société pour le développement de l'économie suisse (SDES - Economiesuisse)

Conseillère nationale de 2003 à 2011

Conseillère d'Etat de décembre 1993 à décembre 2005

Présidente du Conseil d'Etat en 1999 et 2005

Présidente du Bureau de l’Amiable Compositeur dès mars 2006

Dès 2006 :

Présidente de l’Association pour la la prévention de la torture
Présidente de la Fondation pour l’enseignement du judaïsme de l’UNIL

Dès janvier 2011:

Présidente du Conseil de Fondation du Dictionnaire historique de la Suisse

Dès mai 2011:

Membre du Conseil d'administration d'Allianz Suisse

Dès janvier 2012:

Présidente de la Commission fédérale contre le racisme

Curriculum vitae à télécharger:  

Un clin d’œil plus personnel

Je suis la troisième d’une famille de 8 enfants !  Grandir, à Fribourg, dans une famille nombreuse est un privilège et une école de vie où l’on apprend à se forger son caractère et à vivre avec celui des autres…. On y découvre très rapidement le sens des responsabilités et on y développe le goût de la confrontation des idées et la capacité à aimer et à respecter au-delà des différences et des divergences. Je peux remercier mes parents de nous avoir inculqué, à mes 5 frères, mes 2 sœurs et à moi-même, des principes simples d’égalité : il n’y a pas de tâches réservées aux femmes, chacun met la main à la pâte !

Mon chemin de vie

Une formation gymnasiale latin-sciences, une formation universitaire en économétrie, et un parcours professionnel qui a débuté à l’Association des employés de banque à Berne où j’ai pu apprendre les rapports entre partenaires sociaux et l’importance des conventions collectives pour la paix sociale. La suite : 15 ans à la Société pour le développement de l’économie suisse où j’ai suivi les dossiers de politique fédérale touchant l’économie.

Députée au Grand Conseil durant 4 ans, je me suis préparée ainsi aux grandeurs et difficultés de la vie parlementaire. Cela me sert encore aujourd’hui après avoir siégé au Conseil national durant 8 ans.  Conseillère d’Etat durant 12 ans, c’est la formation qui aura occupé 9 ans de ma vie au gouvernement, avec un engagement tout spécial pour le développement de la formation professionnelle, la mise en place des Hautes écoles spécialisées et l’évaluation du système de formation.

Mes trois années au Département des finances m’ont permis, au-delà des aspects financiers, de soutenir et d’encourager le Service de promotion de l’égalité, et ceci en étroite coopération avec les associations féminines engagées sur le terrain. J’y ai constaté combien il était nécessaire de s’inscrire dans le concret, le quotidien et le pragmatisme, pour faire avancer l’égalité.

Et aujourd’hui, me voilà présidente du Bureau de l’Amiable Compositeur. Cette mission m’est confiée par le gouvernement genevois. Il s’agit de rechercher, au sein de cette instance de médiation, des solutions équitables pour les conflits qui opposent les domestiques privé-e-s et les personnes et instances bénéficiant d’un statut diplomatique. Au-delà des conflits à apaiser s’offre l’occasion d’établir et de favoriser de meilleures pratiques à l’égard du personnel dans des milieux qui ne sont pas toujours sensibilisés à nos règles et à nos coutumes.


Etre libérale, c’est être humaniste

Etre libérale et s’engager pour la promotion des droits humains n’a rien d’extraordinaire. Jean-Jacques Gautier, banquier privé genevois, est à l’origine de la mise sur pied du protocole facultatif à la Convention pour la prévention de la torture. En tant que présidente de l’Association pour la prévention de la torture (APT), mon rôle est de facilité le travail de toutes celles et ceux qui s’engagent au sein de l’APT pour que les pays se dotent d’un mécanisme national de prévention. Un rôle qui pousse à la modestie et à la persévérance !  Le parlement fédéral est concerné puisqu’il devra – enfin ! – ratifier le protocole facultatif comme l’ont déjà fait plus de 50 pays!

Féministe tendance Badinter…

Des femmes ont tracé la voie que j’ai pu emprunter jusqu’ici. Je n’ais pas participé aux grands combats féministes mais je me sens redevable aujourd’hui pour ces voies ouvertes par d’autres. C’est pourquoi je pratique la promotion des femmes sur le terrain ; j’en ai engagées beaucoup, à des postes à responsabilités et je suis fière d’elles car elles représentent la relève ! Je reconnais en revanche m’être toujours opposée aux quotas et continuer à le faire car je pense qu’ils desservent les femmes ! J’avoue, dans ce domaine vouer une grande admiration à Elisabeth Badinter !